Dégâts dus aux rats taupiers

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Depuis les années 1980, les pullulations de rats taupiers, aussi appelés campagnols terrestres, se sont accrues et entraînent des dégâts très importants sur les prairies du département.

Pertes de fourrages en quantité et en qualité, avec des répercussions sur la qualité des produits animaux, l’équilibre floristique des prairies et des risques sanitaires. Ces pertes de fourrages provoquent de grandes difficultés pour l’alimentation des troupeaux et occasionnent des surcoûts pour les exploitations.

Dans ce contexte, la lutte contre ce ravageur s’avère nécessaire pour limiter les pullulations de façon durable.

La dynamique des populations de campagnol est aujourd’hui encore méconnue, ce qui est sûr, c’est que la lutte n’est efficace, que pendant les périodes de faible densité.

Pendant les périodes de forte densité, la lutte ne fait que retarder le pic, et donc le début de la baisse des populations.

Les moyens de lutte alternative, préservation des populations de renards, mise en place de perchoirs sur les bords de parcelles doivent toujours être privilégiés pour maintenir les populations à un niveau le plus bas possible.

La lutte contre les taupes, avec une limitation du nombre de galeries « déjà en place » est aussi un moyen de ralentir le développement des populations.

Lorsqu’il y un début de développement des populations, les exploitants ont plusieurs moyens à leur disposition :

  • le piégeage :

De nombreux dispositifs sont à la disposition des exploitants, plus ou moins efficaces, mais ils sont très exigeants en temps de travail.

  • la bromadiolone :

La lutte contre les campagnols avec de la bromadiolone, est autorisée, par arrêté préfectoral.

Elle est prioritairement mise en place collectivement, la vente de la bromadiolone (céréale enrobée) est sous la responsabilité de la FRGEDON, avec des commandes collectives qui sont réalisées régulièrement.

  • le PH3 :

Le PH3 est agréé pour lutter contre les taupes, mais l’un ne va pas sans l’autre.
Son utilisation nécessite une formation de deux jours, d’être titulaire du certiphyto et d’obtenir l’agrément pour son utilisation.

Un certain nombre d’équipement de sécurité sont obligatoires pour travailler en toute sécurité (masque, canne de distribution, appareil de détection des gaz)

  • Le ratron :

L’homologation du Ratron® est intervenue, il y a peu de temps. Ce produit développé par un laboratoire allemand est mis en marché en 2018. Élaboré à base de phosphure de zinc, ce produit a donné lieu à des résultats probants. La molécule utilisée dans les années soixante-dix a bénéficié d’une nouvelle formulation, la rendant moins dangereuse pour celui qui l’applique.

«Fin 2016, des expérimentations dans le Puy-de-Dôme, ont été plutôt concluantes. Contrairement à la bromadiolone, le Ratron® ne présente pas de toxicité secondaire, ce qui préserve la faune non cible».

Comme tous les autres produits, il doit être appliqué en basse densité, avec une limite règlementaire fixée à 2kg/ha/an.

Les exploitants qui ont signé un contrat de lutte avec la FDGEDON (contrat de 5 ans) pourront bénéficier de la part du Fonds national agricole de mutualisation du risque sanitaire et environnemental (FMSE) de :

  • prises en charge du matériel nécessaire pour la lutte (cannes, masques,  matériel de détection et fournitures bromadiolone, ph3 ou ratron)
  • prise en charge éventuelle des remises en culture après dégâts.

Contact

Vous souhaitez un renseignement ?

Michel VIEILLEDENT

Conseiller animateur en développement territorial, responsable références techniques, machinisme

Tél : 04 66 32 09 84

Chef de service référent

Amaury SOUCHON

Sous-Directeur coordination des actions techniques, Chef de service entreprise, territoire, et environnement

Tél : 04 66 65 62 00

Contact FREDON

Daoudou AHAMADA
06.33.87.09.30
ahamada.fredon@orange.fr

Expérimentation du PNR Aubrac

Deux zones test ont été retenues sur le territoire lozérien du PNR, une partie de la commune de st Laurent de Muret et une partie de la commune de la Fage Montivernoux.

L’objectif de cette action sera de suivre l’évolution des populations et de conduire collectivement la lutte.

Cette expérimentation est conduite par le PNR Aubrac, la FREDON Occitanie et la Chambre d’agriculture.

Un suivi agronomique à la parcelle sera aussi mis en place. Cette action avec une animation et un suivi de trois ans doit permettre de vérifier que la lutte collective en période de basse densité permet d’éviter les pics de pullulation.

Le suivi va débuter en 2018, et jusqu’en 2020.