Sylvopastoralisme

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Qu'est ce que le sylvopastoralisme ?

Le sylvopastoralisme est défini comme la combinaison sur le même espace : a) d’une amélioration de la ressource pastorale par la conservation de l’effet bénéfique de l’arbre sur le sous-bois et les animaux et b) d’un objectif forestier de production et de protection par la valorisation et l’entretien pastoral du sous-bois (Institut de l’élevage, 2005).

Une gestion compatible avec la sylviculture de nombreuses essences

Bien gérée, la présence d’un troupeau ne gêne pas la croissance d’un peuplement forestier. Plusieurs modes de traitement sylvopastoral sont envisageables, compatibles avec des productions régulières de bois consommables  ou commercialisables (chauffage, trituration, sciage…)  et/ou avec une sylviculture dynamique d’arbres désignés.

Un allié pour la sylviculture des peuplements à faible productivité

La première éclaircie est pour nombre de peuplements de la région une intervention économiquement déficitaire, donc difficile à mettre en œuvre. La présence simultanée d’une valorisation pastorale peut apporter des motivations et des ressources supplémentaires susceptibles de faciliter les interventions (apport alimentaire pour le troupeau, location, parfois aussi travaux réalisés par l’éleveur). C’est aussi le cas des travaux d’amélioration dans les peuplements de petite surface qui ne peuvent s’insérer dans les opérations classiques.

Une présence en forêt, des revenus diversifiés

Pour les propriétaires éloignés, confier l’usage pastoral de leur forêt à un éleveur permet d’y assurer un entretien, une présence et une certaine vigilance. La ressource pastorale offerte est souvent modeste mais peut aussi apporter un complément de revenu avec la mise en place d’une convention.

Un outil d’aménagement de l’espace

Le pâturage dans les espaces boisés contribue à la diminution de la végétation inflammable et à l’entretien de zones de coupures de combustible. Il fait partie des moyens de sécurisation des massifs forestiers sensibles. Plus largement, et notamment dans les zones de déprise, le  sylvopastoralisme peut favoriser le maintien ou l’émergence d’activités rurales en apportant une diversité de revenus  (produits forestiers, animaux, développement touristique…), et en valorisant une complémentarité des territoires.

Bien définir ses objectifs et le rythme pour les atteindre

  • Les interventions doivent être progressives et modérées. Une ouverture trop rapide peut fragiliser le peuplement et provoquer des chablis ou des descentes de cimes… Elle peut aussi générer un envahissement non maîtrisable de broussailles.
  • La taille du projet doit être adaptée à la capacité de gestion par le troupeau : mieux vaut souvent procéder par étapes pour que soient installés parcs clôturés, points d’eau… et surtout réfléchir à l’utilité de la parcelle dans le calendrier de pâturage des animaux.

Conserver ses réflexes forestiers

  • L’intervention sylvopastorale s’inscrit dans une gestion sur du long terme : elle fournit des produits immédiats mais elle prépare aussi l’avenir du peuplement (équilibre biologique, produits futurs, renouvellement…).
  • Pour définir l’intensité des prélèvements, les indicateurs forestiers restent toujours précieux : l’âge du peuplement et sa capacité à réagir, la vigueur des arbres et de leur houppier, leur rapport hauteur / diamètre…
  • Les recommandations qualitatives pour le choix des arbres à conserver sont identiques. On peut donc se référer aux fiches techniques du CRPF. A noter que l’ouverture du milieu est favorable à la conservation et à l’enrichissement en essences précieuses de lumière (fruitiers forestiers par exemple).
  • Il est toujours important de maintenir un sous-étage : outre sa contribution à l’alimentation des animaux et à la biodiversité, les arbres dominés et les arbustes limitent l’apparition de « gourmands » (rameaux sur les troncs) ou les risques de « coups de soleil » sur les tiges d’essences sensibles.

Contact

Vous souhaitez un renseignement ?

Frédéric JAUVERT

Conseiller spécialisé forêt et actions territoriales

Chef de service référent

Jean Charles COMMANDRE

Chef de Service Moyens Généraux, eau, bâtiment, équipement, forêt

Tél : 04 66 65 62 00